
Vingt-sept ans que Led Zep n'avait pas tenu le haut de l'affiche avant ce concert londonien du 10 décembre. Une attente justifiée par le tragigue décès de John Bonham, batteur du groupe. Mais voilà, les mythes ne s'effacent pas ainsi. Et les odes qu'ils concoctent résonnent éternellement dans la tête des fans. Whole Lotta Love, Kashmir ou encore Stairway to Heaven.La liste ne s'arrête pas là. Presque autant de tubes que des morceaux composés par le duo Page et Plant, en tout cas sur les quatre premiers albums. Victor Hugo disait que "la musique c'est le bruit qui pense". Jimmy Page a fait de son bruit une rage absolu poussant sa reflexion aux confins de la poésie avec une hargne et une jouissance sans pareil. L'alchimie des quatre drôles de mecs a balayé les Beatles et autres Rolling Stones.Avec Led Zeppelin, le rock retrouve son essence, sans aucun compromis et touche au plus profond de l'être des auditeurs. Lundi soir, accompagnés à la batterie par le fils du regretté Bonzo, le trio historique a retrouvé la grâce de ses vingt ans.
Jamais Jimmy Page n'avait joué aussi bien depuis la scission du groupe. Preuve en est son solo absolument magistral sur Good Times, bad times. Le grand zeppelin est monté très haut dans le ciel londonien. Prouvant combien ces vingt-sept ans ont laissé un grand vide dans le monde de la musique. Tous rêvent désormais d'une grande tournée mondiale. Seul Plant semble hésiter. Pourvu qu'il n'attende pas vingt-sept ans.
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