19 décembre 2007

Propagande, Carla Bruni et Sarkozy


Difficile de ne pas savoir que notre bon président fricote avec l'ancien top Carla Bruni. Une belle Italienne aux cuisses interminables et au tableau de chasse aussi étoffé que le portefeuille de Bill Gates. Bref l'idylle du politique et de la people. On oserait presque dire de la Belle et la bête. L'ex-femme de feu Jacques Martin ne satisfaisait plus l'appétit vorace du premier homme de l'état. Il lui fallait une vitrine de luxe, comme ses Ray-Ban sur le nez, une bombe à ses côtés. Au-delà de la simple aventure amoureuse, dont tout le monde se moque, se pose le problème de la diffusion de l'iinformation. L'affaire Bruni-Sarkozy était connu du microcosme journalistique depuis un peu de temps. Mais rien n'avait encore filtré. Finalement, le président de la République, au coeur d'une semaine perturbée par la visite controversée de Khadafi en France, décida de ravir le peuple en lui présentant sa compagne. Les journalistes s'en donnèrent à coeur joie, faisant crépiter les flashes au sein de Disneyland Paris. L'Elysée a décidé, "l'express", "point de vue", "le Figaro", "Gala" et "VSD" l'ont fait. Une couverture sur l'improbable couple. En France, les journalistes ne sont plus vecteur d'information, mais de communication. Dans un pays totalitaire, cela se nomme propagande...

12 décembre 2007

Led Zeppelin de retour à Londres



Vingt-sept ans que Led Zep n'avait pas tenu le haut de l'affiche avant ce concert londonien du 10 décembre. Une attente justifiée par le tragigue décès de John Bonham, batteur du groupe. Mais voilà, les mythes ne s'effacent pas ainsi. Et les odes qu'ils concoctent résonnent éternellement dans la tête des fans. Whole Lotta Love, Kashmir ou encore Stairway to Heaven.La liste ne s'arrête pas là. Presque autant de tubes que des morceaux composés par le duo Page et Plant, en tout cas sur les quatre premiers albums. Victor Hugo disait que "la musique c'est le bruit qui pense". Jimmy Page a fait de son bruit une rage absolu poussant sa reflexion aux confins de la poésie avec une hargne et une jouissance sans pareil. L'alchimie des quatre drôles de mecs a balayé les Beatles et autres Rolling Stones.Avec Led Zeppelin, le rock retrouve son essence, sans aucun compromis et touche au plus profond de l'être des auditeurs. Lundi soir, accompagnés à la batterie par le fils du regretté Bonzo, le trio historique a retrouvé la grâce de ses vingt ans.
Jamais Jimmy Page n'avait joué aussi bien depuis la scission du groupe. Preuve en est son solo absolument magistral sur Good Times, bad times. Le grand zeppelin est monté très haut dans le ciel londonien. Prouvant combien ces vingt-sept ans ont laissé un grand vide dans le monde de la musique. Tous rêvent désormais d'une grande tournée mondiale. Seul Plant semble hésiter. Pourvu qu'il n'attende pas vingt-sept ans.

20 septembre 2007

A ton étoile, Bertrand


Ses amis et sa famille le soutiennent. Les autres, fans et détracteurs, ont les yeux braqués sur lui. C’est aujourd’hui qu’un certain juge examine la demande de liberté conditionnelle du chanteur français, condamné à 8 ans de prison pour avoir porté des coups mortels sur l’actrice Marie Trintignant, une nuit de juillet 2003 à Vilnius.
Le débat fait rage et Cantat la une des médias. Si on comprend facilement les réticences de Nadine Trintignant, qui juge « prématurée cette sortie » on reste dubitatif face aux anti-Cantat. Ceux qui voient la célébrité et non l’homme, ceux qui jugent la rock-star et non l’accusé. Et condamnent le rebelle en blouson noir au nom de toutes les femmes battues de ce pays. Bertrand Cantat doit servir d’exemple, point final.
Un vrai cas d’étude en somme. Sur le papier, et selon son avocat, le dossier est idéal. Cantat a purgé la moitié de sa peine et satisfait toutes les conditions : 450 000 euros d’indemnités payées, un travail assuré à la sortie, un logement, une conduite en prison exemplaire…oui mais voilà, sur le papier seulement. La réalité est bien plus compliquée. Le chanteur a plusieurs handicaps. Sa célébrité d’abord, puis celle de sa victime enfin. Reste que le juge a plusieurs jours pour rendre sa décision, en son âme et conscience comme ils disent dans les films. Celui qui en 1997 chantait de sa voix rocailleuse « A ton étoile », doit plus que jamais prier pour retrouver la sienne.

Britney, encore une fois!


Britney Spears a touché le fond. C’est du moins le message que les médias de la planète ont décidé de transmettre. Pauvre Lolita vieillissante (sic) qui, un jour d’octobre 2003, a fait chavirer les cœurs en s’habillant en écolière ingénue. Vierge sexy se déhanchant au rythme de « Baby, one more time ». De quoi plaire aux jeunes comme à leurs pères dopés au viagra et en manque de sensation conjugale. Une icône intouchable, intouchée et affriolante. Mais voilà, Britney a grandi. Trop au goût de certains. Deux bébés et un mariage raté plus tard, la sexy girl devient trash. Et montre ce qu’elle cachait. Nue sous ses robes, ivre à chaque sortie nocturne, Britney tue son image. Et échoue là où Madonna su magistralement organiser sa communication autour de son corps nu mêlé dans des orgies. Le fantasme est consommé. La jeune femme n’excite plus personne. Enfin, surtout plus les bons pères de famille préférant une écolière en mini-jupe à une femme en forme(s) ne se souciant guère de son corps. Le moment est parfait pour dézinguer la petite Spears. Il est plus facile de descendre en flammes une fille en proie à de petits démons et glorifier une Paris Hilton qui ne fait rien de sa vie. Britney par ses excès, sa nudité de – presque - tout les instants, devient rock and roll. Et pleine d’aspérité. C'est ce qui nous plaît.

10 septembre 2007

Rugby champagne : Bernard Laporte m'a tué

Depuis sa nomination en 1999, le coach des bleus ne rêve que de brandir la coupe du monde. Premier essai en 2003 et premier échec. Pas grave, l’édition 2007 se profile en France. Si les footballeurs l’ont fait, pourquoi pas les rugbymen ? L’ami de Nicolas revoit donc sa copie, toujours plus intransigeant pour ses joueurs. L’égérie de Madrange est obsédé par le jeu défensif, sans aspérités. Très anglo-saxon pour résumer. But avoué : transformer les grenouilles en rosbeef. Passons pour l’image. Le jeu des bleus se modifie quitte à en oublier ses passes rapides, ses envolées héroïques et ses exploits sur le pré. Le fameux rugby champagne tourne au vinaigre.
Il n’empêche. Laporte et ses petits gars glanent quand même le tournoi des VI nations en 2004, 2006 et 2007. La France se voit championne du monde avant l’heure.
Entre temps, l’Elysée annonce que Bernard Laporte sera nommé secrétaire d’état à la jeunesse et aux sports à l’issue de la coupe du monde. Dangereuse confusion des genres. Le sport qui gagne devient la vitrine de la présidence.
Le 7 septembre, soir du match d’ouverture, le Président passe sous les projecteurs de TF1. Histoire de bien rappeler à tous les Français combien il s’associe avec son ministre à une grande victoire annoncée.
Problème : les pumas argentins ont décidé de manger du coq . Le barbecue tourne vite à la boucherie et les gallinacés y laissent leurs plumes. Le score est sans appel : 17-12 pour les sud-américains.
La France qui se lève tôt a laissé sa créativité au vestiaire. D’aucuns disent qu’il faut s’ennuyer pour développer l’imagination. Sans doute la surcharge de travail a effacé la capacité d’improvisation des rugbymen tricolores. Ce petit supplément qui rendait inimitable la façon de jouer des Français. Si rien n’indique que les bleus ne gagneront pas le mondial, une chose est sûre : le rugby français a perdu son âme.